Architecture, l’urbanisme et la planification
Étapes du permis
L’Union Saint-Gilloise a introduit les compléments d'information demandés sur sa demande de permis. Suite à cela, les administrations régionales urban.brussels et Bruxelles Environnement ont déclaré le dossier complet le 28 avril 2026. A compter de cette date, les administrations ont 160 jours pour se prononcer sur l’octroi du permis. L’enquête publique aura elle lieu du 11 mai au 10 juin.
Qui est l’architecte du nouveau stade de l’Union ?
En 2020, l’Union Saint-Gilloise a désigné une équipe d’architectes : ESA et KSS, qui ont une vaste expérience dans la construction de stades de football, tant en Belgique qu’à l’étranger.
En 2023, le club a organisé, en collaboration avec le Bouwmeester Maître Architecte bruxellois et la Région bruxelloise, un concours d'architecture visant à garantir un projet qui tienne compte du contexte local et des besoins des habitants et associations locales. Le bureau bruxellois Baukunst a remporté ce concours. Le bureau Bas Smets est chargé de l’intégration paysagère du projet.
L’Union Saint-Gilloise et ses architectes ont élaboré ce grand projet dans leur coin ?
Au contraire, de nombreux organismes régionaux (perspective.brussels, Bruxelles Mobilité, urban.brussels, Bruxelles Environnement, Bruxelles Propreté, Zone de Police Bruxelles Midi, ...) et communaux nous ont fait part de leurs remarques et des enjeux à prendre en compte, et nous les en remercions.
Le projet a été dessiné par une équipe d’architectes (ESA, KSS et Baukunst) et de paysagistes (Bas Smets) engagée par l'Union dans le cadre d’un concours organisé avec le Bouwmeester Maître Architecte, afin de garantir que le projet s’insère harmonieusement dans son contexte. Les bureaux d’architecture sélectionnés pour rejoindre l’équipe du projet ont été notamment choisis sur base de ce critère.
Ce concours avait pour objectif d’aboutir au projet qui s’insère le mieux dans son environnement. Cela concerne notamment l'intégration architecturale du Stade dans le paysage, la gestion de la mobilité, accessibilité et sécurité du site, la gestion de la biodiversité et des eaux de pluie, et plus globalement la prise en compte de l’ensemble des intérêts dans la zone du Bempt.
Pour cela, de très nombreux moments d’échange ont eu lieu avec de nombreux acteurs publics, privés et associatifs de la zone du Bempt. De nombreux bureaux d’études spécialisés en mobilité, gestion des eaux, pollution des sols et biodiversité notamment ont aussi été consultés. Le projet tient donc compte d’un très grand nombre de contraintes, enjeux et avis d’experts indépendants.
Enfin, il faut rappeler que le permis ne pourra être octroyé que si l’ensemble des conditions émises par l’administration de la Région bruxelloise sont remplies. Pour cela, l’administration bruxelloise consulte un large panel d’institutions allant de perspective.brussels, Bruxelles Mobilité, urban.brussels, Bruxelles Environnement, Bruxelles Propreté à la Zone de Police Bruxelles Midi.
Le nouveau stade sera-t-il durable ?
Il est essentiel pour le club que le stade soit exemplaire d’un point de vue environnemental, que ce soit en mobilité, pour la réutilisation des sols (malgré la complexité que cela génère) en biodiversité, gestion de l’eau, énergie et matériaux utilisés.
De plus, la procédure de permis impose des standards exigeants sur l’ensemble des sujets liés à la durabilité : le permis ne pourra être octroyé que si l’ensemble des critères sont remplis. Il s’agit de garde-fous très stricts pour s’assurer que le projet ne se fasse pas au détriment de l’environnement et du cadre de vie.
Nous sommes encore plus ambitieux. Via le futur stade, nous cherchons à établir de nouveaux standards de durabilité pour les projets de stade en Belgique et ailleurs.
Quelles sont les ambitions pour le stade en matière d’énergie ?
Le stade comptera 300 panneaux solaires installés sur le toit. Ils permettront de rendre les bureaux et le rez-de-chaussée quasi autonomes en matière de chauffage et d’éclairage.
Pour la production d’eau chaude, le projet prévoit l’utilisation de pompes à chaleur, ce qui réduit l’empreinte écologique des installations.
Un système de chauffage par le sol, combiné à un champ géothermique, est également prévu pour la zone des bureaux des employé·es de l’Union et pour le rez-de-chaussée. Cette installation fonctionne avec des pompes à chaleur eau/eau à haute efficacité, ce qui limite au maximum la consommation énergétique.
Les autres locaux utilisent des pompes à chaleur air/air. Dans ce système, la chaleur et la fraîcheur générées circulent dans le bâtiment en fonction des besoins des utilisateur·rices, de sorte que chaque espace bénéficie précisément des apports nécessaires à son bon fonctionnement. Lors des périodes d’inactivité, les locaux sont maintenus à une température minimale afin d’éviter tout gaspillage énergétique.
L’éclairage général est entièrement constitué de technologie LED. Grâce à la haute production de lumens par watt, les besoins en énergie sont minimisés, ce qui contribue à réduire la consommation d’électricité.
Quelles sont les ambitions pour le stade du Bempt au niveau des matériaux utilisés ?
La recyclabilité constituera un paramètre important lors du choix des matériaux, en plus de l’impact CO2.
Cette approche se traduit notamment dans le choix des cloisons intérieures du stade, qui doivent être réalisées en matériaux lourds. Celles-ci ne seront pas construites en blocs de béton, mais en blocs Carbstone négatifs en CO2. La quantité de CO2 absorbée lors de la production des blocs Carbstone est en effet supérieure à celle émise. De plus, ces blocs continuent d’extraire du CO2 de l’air même après leur fabrication, et le retiennent de manière permanente. Les blocs de construction Carbstone sont également 100 % recyclables : lorsque les blocs sont broyés après la démolition d’un bâtiment, il ne reste que du sable et du gravier.
